samedi 19 septembre 2015

L'écrit de la semaine:


Les nuages les plus sombres peuvent se teinter des plus belles couleurs, les plus triste chenilles peuvent devenir les plus enviés des papillons, et même les eaux les plus obscures peuvent devenir limpides.

-Alors pourquoi l'homme ne pourrait-il pas, ne serais-ce qu'un temps éphémére, devenir un peu plus beau et intelligent.-


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La citation la semaine:

"Trois jours suffirent à me convaincre que sa tactique défensive était plus habile que ma volonté de l'aborder; j'en fus très contrarié. Je n'avais encore jamais eu l'occasion de connaitre personnellement un champion d'échec, et plus je m'efforçais de m'en représenter un, moins j'y parvenais.Comment se figurer l'activité d'un cerveau exclusivement occupé, sa vie durant, d'une surface composé de soixante-quatre cases noires et blanches? Assurément je connaissait par expérience le mystérieux attrait de ce "jeu royal", le seul entre tous les inventés par les hommes, qui échappe souverainement à la tyrannie du hasard, le seul où l'on ne doive sa victoire qu'à son intelligence ou plutôt à une certaine forme d'intelligence. Mais ce n'était-ce pas le limiter injurieusement que d'appeler les échecs un jeu? N'est-ce pas aussi une science, un art, ou quelque chose qui, comme le cercueil de Mahomet entre ciel et terre, est suspendu entre l'un et l'autre, et qui réunit un nombre incroyable de contraire?
L'origine s'en perd dans la nuit des temps, et cependant il est toujours nouveau;  sa marche est mécanique, mais elle n'a de résultat que grâce à l'imagination; il est étroitement limité dans un espace géométrique fixe, et pourtant ses combinaisons sont illimitées.Il poursuit un développement continuel, mais il reste stérile; c'est une pensée qui ne mène à rien, un art qui ne laisse pas d'œuvre, une architecture sans matière ; et il a prouvé néanmoins qu'il était plus durable, à sa manière, que les livres ou que tout autre monument, ce jeu unique qui appartient à tout les peuples et à tout les temps, et dont personne ne sait quel dieu en fit don à la terre pour tuer l'ennui, pour aiguiser l'esprit et stimuler l'âme. "

Le joueur d'échec, Stefan Zweig.


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La photo de semaine:

La brume guidant mes pas, Parc de la Vanoise, Savoie (73), 08/2015



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brume guidant mes pas, Parc la Vanoise, Savoie (08/201

dimanche 13 septembre 2015

L'écrit de la semaine:


Quatorze ans, ça y est.
L'heure du bilan,obligé.
Ma vie d'avant, plus que vite quantifié.

4 ans de dépendance, 2 ans brèves de liberté.
11 ans dans un tourbillon, 3 ans à me retrouver au dessus des nuages.
Multiples hivers d'intempéries, une dizaine de grosses inodantations, et leurs fuites indésirées.
Huit représentations, et neuf ans de travail avec la troupe.
Une centaines de croquis, de textes clamés, de mantrats rédigés, mais aucune oeuvre d'art reconnue.
Une année de fous rire dispersée, une année bisextile si l'on rajoute ceux de hier avec une soeur formidable.

Mais combien de chagrins? Combien de coups de soleil ?
Et quoi, pour plus tard?

Que de données floues et imprécises; pour une fille aux idées douce, et indécise.



-Et puis la vie ne se compte pas en larmes, mais en miracles-





Merci.




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samedi 12 septembre 2015

La citation de la semaine:

 "Le ciel m'a confié ton coeur.
  Quand tu seras dans la douleur,
  Viens à moi sans inquiétude.
  Je te suivrai sur le chemin;
  Mais je ne puis te toucher la main,
  Ami, je suis la solitude. "


Alfred de Musset, " La nuit de décembre " 




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La photo de la semaine:

 La grande Curieuse, Marmotte des alpes, Parc de la Vanoise, Savoie (73) 08/2015



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mercredi 9 septembre 2015

La photo de la semaine:


La Paracherie, Graulhet (81). 05/2015




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dimanche 6 septembre 2015

L'écrit de la semaine:


Cette semaine, je me suis côtoyé à une expérience suffisamment moralisante pour que je me tente à la reproduire un jour.

Jeudi après-midi, poussée par des personnes de confiance, jugeant me tignasse trop féline à leur goût; je me suis rendu chez le coiffeur le plus proche ( bon, il y avait quand même plus de deux km à pied, ne négligeons pas ce détailles amis). En faisant un pas dans l'entrée, la coiffeuse redressa la tête, et je remarqua que derrière ses lunettes démesurément grande, il y avait un grand gouffre d'horreur, qu'elle tenta de refermer avec la force de la sympathie et un sourire crispé. Avait-elle pu voir la coiffure du diable? Je défila alors dans un grand couloir avec une fausse idée d'Amérique, ses taxis jaunes et ses avenues en papier mâché, son faux feu rouge aux allures américaines mais qui venait certainement de chez l'entretiens des routes. 
Au bout se tenait, une jeune apprentie, une serviette à la main, qui m'invita à m'assoir sur le fauteuil prédestiné aux shampoings. Elle avait moins de mal à le cacher, mais elle avait l'air aussi horrifié que sa chef, ce qui me vint à m'interroger, intérieurement, si ma capillarité avait un problème si aiguë. 
L'eau qui me recouvrait, et son maigre filet s'aventurant du mauvais côté de la montagne, avait quelque choses d'apaisant, qui fut doublement bénéfique après mon quart d'heure de marche forcée à une allure qui avait fait perler de grosses goutes sur mon front. Ce fut  ensuite au tour de la femme aux grosse lunette de prendre le relais, et de me couper raisonablement les fourches, après s'être affairé à déméler le tout.
Je ne serais capable de quantifier les minutes qui avaient défilés, car toute ma concentration avaient fait profit à la lecture de Le Maître des Illusions de Donna Tartt, ce roman qui me tenait tant à coeur.
Quand j'en suis sortie, les cheuveux lissés, soigneusement desépécits, j'étais métamorphosée, mais il me restait, même si la satisfaction surpassait mes remords, la déception d'avoir perdu mes chères boucles.


Alors tu as beau vouloir changer quelque chose, convaincu que tout sera mieux après, sans penser un moment avoir un quelquonque remord, il y en aura toujours un tôt ou tard.

-Mais bon, vaut mieux avoir des remods que des regrets, non?-



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vendredi 4 septembre 2015




La photo de la semaine:





Salles, Lac de Sainte-Croix, 10/2014



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La citation de la semaine:


 " C'est le raccourcit de l'âme,
 Des exclus, des cœurs brisés,
 C'est le corps qui lâche,
 Émotions non maitrisées."







Bigflo & Oli, Jeunesse Influençable


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lundi 31 août 2015

La photo la semaine:

Parc de la Vanoise, Savoie (73). 08/2015




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 L'écrit de la semaine:


L'ouvrant de la fenêtre,  qui n'était qu'un vieux morceau de bois sec et abimé dans lequel une vitre, si bien fendue et démontée qu'elle était, avait été introduite; dont la peinture bleu ciel qui le recouvrait était craquelée et déchirée par les écarts de température soudains, frappait violemment contre son dormant, sous les couleurs du soleil levant. La vielle fenêtre semblait vouloir exprimer son mécontentement, son indignation face aux évènements. Mais plus personne n'était là pour l'entendre, ni la taire.
Car la maison était vide.
Car Jeanne l'avait quittée précipitamment, n’attendant le lever du  jour.
Car Jeanne s'éloignait avec le l'Aube, dans le calme et la sérénité valises en main, entre les rafales de vents matinaux la poussant avec douceur, la projetant vers l'inconnue, et accompagnée de nuées d'hirondelles fuyant l'hiver et la terreur, et les imitant tant bien que mal,déterminée à oublier ses antécédents, en quête d'une vie meilleure vers la Méditerranée.

-Car Jeanne, si bien que les choses terribles et sanglantes sont souvent les plus belles, eu encore de l'espoir.-




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samedi 29 août 2015


La citation de la semaine:


"
"Aristote dit dans sa Poétique, a remarqué Henry, que les objets tels que des cadavres, douloureux à voir en eux-même, peuvent devenir une source de délice dans une œuvre d'art."
 "Et je crois qu'Aristote a raison. Après tout, quelles sont les scènes poétiques gravées dans nos mémoires, celles que nous aimons par dessus tout ? Précisément celles-ci. Le meurtre d'Agamemnon et de la colère d'Achille. Didon sur le bûcher funéraire. Les poignards des traîtres et le sang de César - rappelez-vous comment Suétone décrit son corps qu'on emporté sur une litière, avec un bras qui pend. "
 " La mort est mère de la beauté", a dit Henry.
"Et qu'est-ce que la beauté?"
 "La terreur."
"Bien dit, a conclu Julian. La beauté est rarement douce et consolatrice. Plutôt le contraire. La véritable est toujours très inquiétante"
 J'ai regardé Camilla, son visage inondé de soleil, et pensé à ce vers de l'Iliade que j'aimais tant, à propos de Pallas Athéné et de l'éclat terrible de ses  yeux.
" Et si la beauté est la terreur, a repris Julian, qu'est-ce que le désir? Nous croyons avoir de nombreux désirs, mais en fait nous n' en avons qu'un. Lequel?"
"Vivre", a dit Camilla.
"Vivre éternellement", a renchéri Bunny, le menton sur sa paume. 
La bouilloire s'est remise à siffler.

Le  Maitre des Illusions, p.62, de DONNA TARTT





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mercredi 26 août 2015







Premier écrit,introduction,première impression. La sentence est lourde pour un cœur en prison.

 Quittons un instant les beaux écrits récités, car il faudra bien que je vous explique un jour. Et ce jour c'est aujourd'hui ou jamais. Je conserve l'esprit de mes remords, les souvenirs de ma région.Le sud m'est cher, la souffrance aussi.
 Alors que le temps, pourtant si inespéré est arrivé, de passer à autre choses, je n'ai pas oublié, et ici est le moyens d'exorciser mes souffrances. Ici sera les méandre des moments impurs, mais aussi les cadres de mes photos, le Google des citations.
 Chaque semaine, coute que coute. Comme après sept jours d'expériences, que je me dois de vous compter. Si je veux un miracle au remède, retrouver la vue.

 -Le grand retour aux sensations a commencé.-